La monnaie locale complémentaire en Charente

Interpellation M Alexandre RAGUET

M Alexandre RAGUET

Par Alexandre RAGUET

VERS UNE GRATUITÉ DES TRANSPORTS, DE LA CANTINE, DES PREMIERS MÈTRE CUBE D'EAU, D'ÉLECTRICITÉ, DU LOYER...

Monsieur Alexandre Raguet, vous êtes candidat pour la troisième circonscription de la Charente au nom du mouvement NPA « Nouveau Parti Anticapitaliste ».

Connaissez vous les Monnaies Locale dont la Bulle la monnaie Charentaise?

Oui, mais je n’ai jamais réellement eu l’occasion de l’utiliser. J’ai vécu à Mansle puis au Maine de Boixe jusqu’à mes 22 ans puis je suis allé vivre à Poitiers. Je suis de retour en Charente un mois sur deux depuis 1 an et demi. J’ai en revanche déjà utilisé la monnaie locale « le pois » de Poitiers.

Comment intégreriez la Bulle dans votre programme?

Nous avons fait le choix d’orienter notre campagne sur la question des gratuités. Pour nous il s’agit d’un axe essentiel pour une société débarrassée de l’exploitation et de l’aliénation : gratuité des transports, de la cantine, des premiers mètre cube d’eau, d’électricité, du loyer, etc…

Dans notre logique, une société des gratuités vise à aller vers une abolition de l’argent. Bien entendu nous avons une vision à long terme et une vision à court et moyen terme. C’est pourquoi nous ne demandons pas dès aujourd’hui l’abolition de l’argent qui ne pourrait advenir qu’avec la chute du capitalisme et de la compétition économique. Nous ne sommes donc pas des défenseurs acharnés des monnaies locales. Toutefois, si ces monnaies permettent de créer du lien social, de favoriser les circuits courts, nous pensons que c’est positif.

Si ces monnaies permettent de créer du lien social, de favoriser les circuits courts, nous pensons que c'est positif...

M Alexandre RAGUET
Photo du candidat Alexandre RAGUET
et de la candidate Hélène TOPOURIA

La Bulle peut être un outil qui permet aussi de conscientiser cette dépendance à la consommation déraisonnable, pour tendre vers une consommation plus respectueuse de l’environnement et pour valoriser les circuits courts plus résiliant.

Et nous soutenons donc ce genre d’initiative sans en faire une mesure centrale de notre programme.